Que d’événements aujourd’hui.
C’était pourtant chouette, la journée aurait du se découper ainsi : le matin, je vais à la fête du boulot de mon père, on m’avait dit que je pouvais venir et puis après tout, ils sont sympas (cf un précédent article) ; le midi je retrouve une amie qui passait aussi son oral de français, on mange ensemble; et l’après-midi, je passe à mon tour mon oral de français.
C’était super chouette le matin, on s’est retrouvés à faire un match de foot, puisque la “fête” se déroulait à la plaine de jeux de Preux, et il y a un terrain pour juste à côté. Donc avec une collègue, on squatte les buts, on s’y met à deux et d’ailleurs c’est plutôt efficace, pas un but d’encaissé. Jusqu’au moment où, je me retrouve presque nez à nez avec un attaquant adverse, il tire, moi j’arrête de la main sauf mon poignet qui n’en est pas sorti indemne.
En attendant papa, qui fait partie du Comité d’Entreprise, était parti acheter à manger pour le midi … à St Sebastien, c’est-à-dire à l’autre bout de la ville … Le temps qu’il arrive, il était déjà presque temps d’aller retrouver mon ami quelques arrêts de tram plus loin ; on y va, personne.
Direction : Polyclinique de l’Atlantique, service radiologie/orthopédie, porte Erdre. La Polyclinique de St Herblain, je la connais bien, j’y vais assez régulièrement pour mes yeux, chez une contactologue (denrée rare : je dois faire 20 bornes pour en trouver une
). Bon l’ophtalmo j’avais déjà du voir sa secrétaire dernièrement pour une ordonnance pour ma lentille. Mais aujourd’hui, changement de service, on va tout de suite faire des radios.
J’ai eu de la chance dans mon malheur : le médecin urgentiste était là, il devait partir une demi-heure après mais il était là. On m’emmène tout de suite en salle de radio.
Je m’en souviendrai toujours : on me demande de m’asseoir, l’infirmière vient, elle voyait ma tête -je venais d’apercevoir le logo radioactif sur la porte de la salle
^^- et puis je lui demande le tablier -elle n’avait apparemment pas eu le réflexe de me le mettre
-. Vous savez le tablier de plomb que l’on met justement lors des radios pour se protéger des rayons X. Ce que je n’oublierai pas, c’est sa petite phrase : “Oh ben vous savez, quand vous allez en Bretagne, sur les rochers, il y a autant de radiations“.
Alors qu’on veuille me rassurer quant aux rayons X, même si c’est peine perdue, je veux bien, de là à me dire qu’il n’y aucun danger, faudrait peut-être pas exagérer.
Un petit quart d’heure plus tard, mes radios en main, le médecin urgentiste me reçoit. Dr Deschamps. Me demande comment je me suis faite ça etc . Verdict : fracture. Fracture du poignet. Je lui dis que j’ai mon oral de français cet après-midi. Il m’emmène dans une salle et me pose une attelle, pour immobiliser un peu, et me dit de revenir dès que mon examen est passé.
On retourne à Preux, on mange patati patata. Je vous passe le reste. Arrive l’heure d’y aller, j’ai toujours mal : j’y vais pas. Mon père appelle le Rectorat, prévenir, demander etc.
On reste encore, puis retour à la polyclinique. Cette fois-ci, un peu plus d’attente, jusqu’à ce qu’on m’emmène en salle de soins. Le médecin, le même qui m’avait reçu tout à l’heure appelle une infirmière pour préparer le matos : bandes, bandes de résine et tout ça ; enlever l’attelle. Revient le médecin, et c’est parti.
Quelques minutes plus tard mon bras est devenu non pas immaculé mais en tout cas bien protégé . D’ailleurs, ça va être dificile d’écrire dessus : c’est de la résine ; mais en tout cas c’est moins lourd qu’un plâtre.
Et là pareil, je me souviendrai longtemps de ce qu’a dit l’infirmière qui s’occupait de moi, ou plutôt de comment elle l’a dit. C’était comme si elle avait appris le mode d’emploi des bandes de résine par coeur, ou si elle l’avait répété des centaines de fois. Comme un robot, un vrai débit de paroles hâchées, ou plutôt une voix qui fait penser à celle des aéroports (quand elle dit “Pour votre sécurité, veuillez n’accepter aucun bagage d’une tierce personne” avec l’intonation qu’on connait) : “Pour prendre une douche il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas d’eau qui rentre. Pour cela, mettez un sac plastique qui couvre la totalité de votre plâtre, afin que l’eau ne macère pas dans le bandage et qu’il n’y ait pas de mauvaises odeurs“.
D’ailleurs le médecin a l’air plutôt d’accord
^^
Et à 18h15 par là, enfin la fin des tribulations. Enfin, la fin non : dans 4 semaines, je retourne le voir. Et d’ici là …
Deux choses sont sûres : jamais plus je ne ferai du sport à Preux, peut-être sommes nous maudits mon père et moi puisqu’il y a deux ans, lui aussi avait joué au foot et s’était fait ,mal en tombant dans un trou … De même que je vais lui demander moi, au Dr Deschamps, une carte de fidélité, comme ça après j’aurai peut-être un mixeur
^^
Tant qu’on est dans les anecdotes, il y a quelques années, mon père avait eu un accident de travail, à la même époque, et on l’avait emmené aux urgences, à la polyclinique, et avait eu le même docteur que moi. Ils se sont reconnus aujourd’hui, sauf qu’aujourd’hui c’était moi
^^
Je crois que le pire dans tout ça c’est vraiment l’ordi : taper avec la main gauche uniquement, c’est vraiment pas sympa
!!!!
29 juin 2007 à 21:32
Bon rétablissement, et la prochaine fois … ah ben non, il n’y aura pas de prochaine fois en fait …
(tu t’es cassé quoi comme os ?)
30 juin 2007 à 9:05
Alors là :O ^^ Le médecin a dit que c’était une fracture en motte au poignet
Et le radiologue, son diagnostic est incompréhensible pour moi mdrrrrrr
30 juin 2007 à 13:33
Et le bac???
30 juin 2007 à 16:36
Pas de bac : je le passerai en septembre
!
1 juillet 2007 à 12:44
C’est quand même pas la joie en septembre… J’espère que tu auras encore en tête tous les conseils de ta prof sur chacun des textes !
2 juillet 2007 à 12:41
Voui ben
^^ Je réviserai bien pendant l’été, regarder toutes mes notes sur les textes
beuah ^^
2 juillet 2007 à 16:38
“beuah” comme tu dis. Je pensais justement à toi : je viens de classer tous mes “anciens” cours dans des cartons de rangement lol. gniark gniark gniark
3 juillet 2007 à 19:49
Tortionnaire de gloups en vrac
^^